Le concours Mondoblog

Cet article est un peu spécial par rapport aux précédents. Pour une fois, je ne vais pas vous raconter mes aventures du jour dans un lieu aussi magnifique que surprenant. Non c’est tout autre ! Il y a quelques semaines de cela, j’ai vu une annonce passer sur la page Facebook des Français à Sydney. Durant tout le mois de Mars, un grand concours a été lancé afin de dénicher et recruter de nouveaux talents qui pourront intégrer la communauté Mondoblog.

Qu’est-ce que Mondoblog ? Il s’agit d’un regroupement de blogueurs francophones vivant aux 4 coins du globe. Via la plate-forme Mondoblog, ces derniers ont la possibilité de publier & partager leurs articles avec le monde entier. Cela permet ainsi d’augmenter sa visibilité mais aussi d’améliorer ses compétences sur la rédaction d’articles, la communication ou encore la construction d’une page Web grâce aux conseils de la communauté.

Cette occasion ne se présente qu’une fois par an donc autant tenter sa chance ! Pour participer au concours, Mondoblog demande à chaque candidat de rédiger un article ou envoyer une vidéo ou toute autre production autour d’un thème à choisir parmi 3 proposés. Pour ma part, j’ai préféré prendre le thème « Intrigué, je me suis levé pour regarder par la fenêtre… » qu’il faut compléter, sans aucune autre directive. J’ai décidé de raconter ma vie & surtout ce que je ressens depuis que j’ai fait le choix de venir en Australie.

Nous avons été plus de 600 à envoyer notre candidature dont les résultats seront publiés durant le mois d’Avril. J’espère être choisi malgré le talent certain des autres participants. Les places vont être chères mais je ne me prends pas du tout la tête avec ça. Après tout, il n’y a pas vraiment d’enjeu. Si je suis pris, je serais bien évidemment très heureux mais si je ne le suis pas, ce n’est pas très grave. J’aurais au moins participé donc aucun regret à avoir.

Je finirai ce post par le texte ci-dessous que j’ai rédigé spécifiquement pour ce concours. J’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, j’ai pris énormément de plaisir à l’écrire !

« Intrigué, je me suis levé pour regarder par la fenêtre, j’aperçus alors les vagues de l’océan Pacifique onduler telles de la dentelle, avant de s’échouer doucement sur la plage, laissant derrière elles l’empreinte blanche de l’écume.

Depuis près d’un mois, mes journées sont rythmées par les marées de Byron Bay, petite ville du New South Wales en Australie. Chaque matin, je prends juste le temps de me brosser les dents, j’enfile mon maillot de bain et pars en direction de Watego’s Beach, ma plage favorite. Dans la voiture, je vérifie que ma planche de surf soit bien calée avant d’allumer le moteur. La route que je vais emprunter est plutôt sinueuse et je ne veux pas abimer mon fish (type de surfboard) durant le trajet.

Selon le site Internet Coastalwatch, les conditions d’aujourd’hui sont parfaites : vent offshore, houle d’un mètre cinquante et une marée montante. Que demander de plus ? Pour couronner le tout, les premiers rayons de soleil font leur apparition, annonçant des températures élevées. Parfait pour bronzer sur ma planche en attendant que LA vague arrive.

Le parking de la plage n’est pas encore rempli mais je vois déjà dans l’eau une bonne dizaine de surfeurs. Je regarde ma montre, 7h du matin ! Je n’aurais pas dû lambiner à mon réveil. Pour les surfeurs purs et durs, cette grasse matinée m’a fait manquer les premières vagues… Plus de temps à perdre, je me dépêche de passer de la wax sur mon fish, je l’attache à mon pieds droit à l’aide d’un leash et je cours sur la plage afin d’arriver le plus rapidement possible dans l’eau. Oui je sais, le cliché du surfeur dans toute sa splendeur. En y repensant, je ne vois aucune raison pour courir sur le sable. La journée vient à peine de commencer et ce n’est pas le temps qui me presse. Pas de travail qui m’attend, aucun rendez-vous de prévu, mon programme se résume uniquement à surfer toute la journée.

Au premier contact de l’eau froide, ma peau réagit subitement et la chair de poule envahit tout mon corps. J’adore cette sensation, c’est un peu violent mais je peux vous assurer que vous êtes réveillé en un rien de temps. C’est également un bon remède pour la gueule de bois !

Après avoir pagayé un bon moment et passé victorieusement la barre à la force de mes bras, je peux reprendre mon souffle et m’allonger pendant quelques secondes sur ma planche, sans bouger un seul membre. Je suis arrivé au large et ai rejoint le petit groupe que j’avais observé du parking. Ici, les vagues sont moins fréquentes qu’au bord de la plage mais ont une forme parfaite pour rider et s’éclater pendant plusieurs heures.

Maintenant, il est temps de mettre tous ses sens en alerte. Une vague commence à se former au loin, j’observe. Devant moi, des surfeurs se tournent en direction de la plage et pagaient pour prendre de la vitesse afin de ne pas se faire emporter par la vague. Contrairement à eux, je décide d’attendre un peu plus avant de gaspiller mon énergie pour rien. J’ai plutôt bien fait car la vague ne se lève pas et meurt avant même de s’être formée. Juste derrière, une autre arrive et celle-ci à l’air beaucoup plus rapide et forte. Je comprends que c’est mon moment ! Je me positionne, commence à ramer et je sens que la vague surélève le tail de mon fish. Ayant pris assez de vitesse, je peux me lancer et amorcer mon take off. Je pousse sur mes bras, pose mes pieds sur la planche et me redresse tout en gardant de la souplesse dans mes muscles. Ça y est, je suis bien positionné. Sans plus attendre, je tourne sur la droite et ride MA vague jusqu’à ce que celle-ci meure au fur et à mesure que l’on se rapproche de la plage.

A cet instant, toutes les contraintes du matin pour venir à Watego’s Beach aux aurores sont dérisoires par rapport à la sensation procurée par cette vague. Comment vous expliquer ? C’est un peu comme si pendant un court laps de temps, je pouvais marcher sur l’eau comme Jésus sur la mer morte. Euphorie, joie, sentiment de bien-être total et fierté peuvent résumer ce que je ressens lorsque je surfe.

Tel un drogué totalement addict à sa dose d’héroïne, je repars au large pour prendre une autre vague. Ce petit manège dure plus de 3h avant que je me décide à quitter l’océan. Je pose ma serviette sur le sable chaud, juste à côté de ma planche et commence à m’endormir tout doucement, bercé par le bruit des vagues.

Voilà comment se résume ma nouvelle vie en Australie, loin du quotidien stressant et déprimant de Paris que j’ai quitté il y a déjà plus d’un an. »

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