A la recherche des koalas

Lors de mon road trip, j’ai eu la chance de pouvoir approcher des koalas. Tout d’abord à Cairns dans un parc en semi-liberté, puis à Magnetic Island à l’état sauvage et plus récemment à Paradise Country. Néanmoins, je n’ai toujours pas eu ma dose de douceur. Mon envie d’en revoir devient de plus en plus forte au fil des jours. Le hasard faisant bien les choses, Clara, l’Espagnole avec qui j’ai passé la journée à Tweed Heads, me propose d’aller à Coombaba situé à quelques kilomètres au Nord de Southport. Ce parc est connu dans la région pour ses nombreux koalas et kangourous qui y ont élu domicile. A l’abri de la circulation routière, ils profitent de plusieurs hectares de forêt avec nourriture à volonté. Ils sont en lieu sûr pour pouvoir dormir tranquillement et profiter du soleil en toute liberté. Cette invitation est donc l’occasion rêvée pour retrouver des koalas qui me manquent tant.

C’est ainsi que durant une journée chaude et ensoleillée, nous partons tous les 2 accompagnés de 2 autres Espagnols, vivant en colocation avec Clara. A peine ¼ de voiture suffise pour arriver à l’entrée de Coombaba. Nous nous garons devant une grande clairière où l’on peut déjà apercevoir un kangourou. Nous nous badigeonnons de crème solaire car encore une fois, le soleil tape fort. Je ressens déjà les effets des rayons qui me brûlent la peau alors que je ne suis sorti de la voiture que depuis quelques minutes. Avec un trou dans la couche d’ozone, je peux vous dire que la chaleur du soleil est 3 fois plus intense qu’en France en pleine canicule. Pas étonnant que l’Australie est championne du monde concernant le nombre de cancer de la peau.

Une fois notre corps protégé, nous pouvons partir dans le parc à la recherche de tout être vivant qui pourrait s’y cacher. Les kangourous ne sont pas difficiles à trouver. Nous nous approchons de celui vu depuis la voiture qui n’a pas l’air très effrayé par notre présence. Il faut dire que le gaillard est plutôt costaud et n’hésite pas à se lever sur ses 2 pattes lorsque nous sommes un peu trop près de lui. Ne voulant ni l’ennuyé, ni recevoir un coup de poing de sa part, nous restons à une distance satisfaisante pour tout le monde : assez près pour prendre une photo, tout en respectant son espace vitale. J’essaie quand même de l’appâté en lui tendant de l’herbe bien fraîche, ce qui n’a pas l’air de l’intéresser plus que ça. J’aurais dû amener des bananes ou des carottes, je suis sûr qu’avec ça, il serait venu volontiers me voir…

Nous continuons notre chemin pour entrer dans un petit bosquet et profiter de l’ombre des arbres. Nous essayons de trouver un koala qui se serait endormi sur une branche mais nous ne voyons rien à l’horizon. J’ai l’impression de jouer à « Où est Charlie ? » mais en version réelle. Nous arrivons à nouveau sur une clairière où un groupe de kangourous se sont posés. Certains se reposent à l’ombre, d’autres mangent, le nez dans l’herbe et d’autres encore s’amusent à bondir de partout. Contrairement, au 1er que nous avons vu à notre arrivée, ceux-là sont assez craintifs et partent à toute vitesse lorsque nous essayons de nous approcher. C’est amusant de voir leur réaction à notre vue. Dès qu’ils nous aperçoivent ils arrêtent net ce qu’ils étaient en train de faire pour nous fixer, à l’affût du moindre de nos gestes. Leur visage reste impassible, seules leurs oreilles bougent à droite, à gauche, devant, derrière. Puis, lorsqu’ils sentent que nous venons vers eux, ils se lèvent et partent dans les bosquets en sautant à l’aide de leur queue et leurs pattes arrières. Nous abandonnons rapidement la traque et nous contentons de prendre des photos à l’aide du zoom.

Ayant pas mal de clichés de kangourous, nous marchons la tête en l’air afin de trouver des koalas qui jouent les Arlésiennes. Au bout d’un moment, avec un peu de patience, le miracle a lieu ! Appuyé sur le tronc d’un arbre, à plusieurs mètres de hauteur, un koala fait paisiblement sa sieste . En le voyant, nous commençons à parler à voix basse de peur de le déranger dans son sommeil. Le shooting photos est assez compliqué car nous sommes à la fois gênés par les branches des arbres qui cachent notre nouvel ami ainsi que par le contre-jour rendant la photo floue et sombre. Nous tournons tout autour de l’arbre afin de trouver l’endroit idéal sans grand succès. Nous arrivons à avoir quelques photos convenables, ce qui nous suffisent amplement. Les clichés ne rendent peut-être pas bien mais les souvenirs dans nos têtes, eux, sont en haute définition !

Quelques mètres plus loin, nous en trouvons un 2ème qui s’est encore plus caché que le 1er. Lui aussi dort, ce qui ne change pas tellement de tous les koalas qui ont croisé ma route. 95% du temps ces animaux font un roupillon, quant aux 5% restants, ils les passent à manger des feuilles d’eucalyptus. Je crois que c’est ça qui fait leur charme. Pour celui-ci, impossible de le prendre en photo. La colocataire de Clara qui a un gros appareil photo est incapable de l’avoir dans son objectif même avec le zoom. Vous pensez bien qu’avec mon téléphone portable, le rendu est encore pire… Au bout de quelques minutes, nous abandonnons la partie et repartons à la voiture.

Sur le chemin du retour, je ressens tout à coup une douleur fulgurante au pied. Je regarde ce qui a bien pu me piquer, pensant qu’il s’agit d’une araignée. J’ai la surprise de voir qu’il s’agit en fait d’une simple fourmi. Oui, vous avez entendu, une fourmi vient de me piquer et sans exagérer la brûlure est aussi intense que si je m’étais fait piquer par une guêpe. Pendant environ 2h, je ressens cette douleur avant que celle-ci ne disparaisse. Je n’en reviens vraiment pas qu’une fourmi m’ait fait autant souffrir. Lorsque l’on dit qu’en Australie il faut se méfier de tout, je peux vous dire que c’est bien vrai. Dans mon malheur, j’ai quand même eu de la chance que ça ne soit pas un animal dangereux car au milieu d’un parc, à plusieurs kilomètres de l’hôpital le plus proche, avec plus d’1/4 heure de marche pour revenir à la voiture, ça n’aurait pas été une partie de plaisir. Malgré ce petit moment désagréable, je suis heureux d’être venu à Coombaba. Je n’aurais raté pour rien au monde une rencontre avec les 2 animaux qui sont quand même les symboles de l’Australie.

2 semaines après cette excursion, l’envie de revoir des koalas fait de nouveau surface. Oui, je deviens un drogué de ces petites bêtes à poil et je l’assume ! A plusieurs reprises sur Facebook, j’ai entendu parler d’un sanctuaire vers Brisbane, spécialisé dans les koalas. Le Lone Pine Koala Sanctuary a des avis très positifs sur Internet où les gens mentionnent le fait que ce n’est pas un zoo commercial où les animaux sont parfois maltraités. Comme lors de ma visite au Crocodile Hartley’s Adventure, des experts travaillent là-bas en faisant extrêmement attention au bien-être des animaux.

Je propose à des amis de m’accompagner mais personne n’est vraiment intéressé à l’idée de visiter ce sanctuaire. Certains l’ont déjà fait tandis que d’autres ne veulent pas payer une trentaine de dollars pour rentrer. Du coup, je propose sur les groupes Facebook des Français à Brisbane et des Français sur la Gold Coast de venir avec moi, avec partage des frais d’essence bien évidemment. Un couple habitant à Brisbane répond à mon message. N’ayant pas de voiture, c’est l’occasion pour eux de pouvoir sortir de la ville pour une journée et voir des koalas.

Le rendez-vous est pris. Le jour J, je fais un crochet par Brisbane pour les récupérer puis nous partons sans plus attendre au Lone Pine Koala Sanctuary. A l’entrée, le plan du parc nous permet d’organiser notre visite qui ne prendra pas toute la journée. Ce n’est pas très grand et je pense qu’en quelques heures nous aurons fait le tour. Nous commençons par les chauves-souris qui dorment (comme les koalas) attendant sûrement la nuit pour se réveiller. Les pattes accrochées au plafond, la tête en bas, leurs ailes couvrent leur corps afin de pouvoir dormir en toute tranquillité sans être gênée par la lumière du jour. Même si j’adore les koalas et les kangourous, j’ai aussi un petit faible pour ces animaux que je trouve adorable ! On a envie de leur faire un câlin avec leur corps tout poilu et leurs grandes ailes. Malheureusement, ces animaux sont réputés pour transmettre plein de maladie à l’homme dont la rage donc mieux vaut éviter de les approcher.

Après les chauves-souris, nous passons aux oiseaux. Pour chaque espèce, des panneaux d’information expliquent aux visiteurs leurs caractéristiques ainsi que leur habitat naturel ce qui est très instructif.

Plus surprenant, un espace a été aménagé pour les ornithorynques, l’occasion de voir de près cet animal fascinant. Je mets quelques secondes avant de les trouver dans leur aquarium. J’ai l’impression de voir un castor croisé avec un canard et un lion de mer, très surprenant. En lisant les explications sur cet animal, j’apprends qu’outre son physique inhabituel, l’ornithorynque a la particularité d’être l’un des rares mammifères à pondre des œufs. A plusieurs reprises, j’essaie de les prendre en photo mais la tâche s’avère impossible. Ces derniers ne restent pas en place, sans cesse en train de nager à toute vitesse. A chaque fois, mes clichés sont flous et sans grand intérêt. Au bout d’un moment, j’abandonne et passe aux serpents et lézards qui eux sont plus faciles à photographier.

Nous arrivons enfin à la partie pour laquelle je suis venu (même si les autres animaux sont tout aussi intéressants), les koalas ! Leur comportement ne change pas du tout par rapport à ceux en liberté. La plupart dorme tandis que les autres mangent. Ah oui, le seul moment d’action, a été quand 2 d’entre eux ont commencé à se bagarrer (pour avoir la meilleure place pour dormir). Cela n’a pas duré très longtemps, sûrement épuisé par les 2 coups de patte envoyés et les grognements en guise d’avertissement.

Puis, nous passons devant l’endroit où les gens attendent pour se prendre en photo avec un koala dans les bras. Jusqu’à présent, j’ai résisté à cette envie à chacune de mes visites dans ce genre de parc mais là j’avoue que je n’ai pas pu y résister. Je paie 15$ et attends patiemment dans la file d’attente. Quand mon tour arrive, la soigneuse me présente O’Malley, un koala mâle de 6 ans qui me regarde avec ses petits yeux doux. La soigneuse m’explique comment prendre O’Malley dans mes bras avant de le poser tout doucement. Voilà, le moment tant attendu est enfin arrivé ! Nous prenons plusieurs clichés ensemble, face à la caméra. Puis, mon petit compagnon se tourne vers moi, me regarde dans les yeux avant de lever la tête pour me faire un bisou. Du coup, la soigneuse qui était sur le point de reprendre O’Malley le laisse faire et je suis l’un des rares visiteurs à recevoir un joli bisou de la part d’un koala. Je crois que je ne pouvais pas rêver mieux !!!! Malheureusement, il est déjà l’heure de nous séparer… Je laisse avec regret O’Malley qui repart dans les bras de la soigneuse.

Après ce petit moment de douceur, nous reprenons notre visite. Nous faisons un coucou aux tortues qui barbotent dans leur bassin avant de passer devant les diables de Tasmanie qui dorment à poings fermés. Nous arrivons à un enclos où les gens ont la possibilité de rentrer, s’approcher et caresser kangourous & émeus (s’ils le veulent bien). Juste à l’entrée, nous tombons sur 2 émus qui accueillent les visiteurs, un peu effrayés par cet oiseau assez imposant. Vu que personne n’ose les approcher, j’en profite pour les rejoindre et prendre des selfies avec eux. N’étant pas farouches, ils se prêtent au jeu. J’ai même droit à un beau sourire de la part de l’un d’eux. Ne voulant pas les déranger plus, je les quitte en leur faisant une petite caresse sur le dos avant de rejoindre tous les kangourous.

Contrairement à ceux de Coombaba, ils se laissent très facilement approchés et caressés sachant que généralement, ils seront récompensés par une friandise que l’on peut acheter à la boutique souvenir du parc. Il est évident que toute autre nourriture est strictement interdite. Comme avec les émus, j’ai droit à de belles photos dont certaines sont prises avec des bébés et d’autres avec des mères portant leur enfant dans leur poche. Nous restons bien plus d’1/2 heure avec eux avant de partir voir un show qui se déroule non loin de là.

Comme à Paradise Country, j’ai droit à un spectacle de chiens de berger qui guident des troupeaux de moutons, les faisant passer sur des ponts et les amenant dans différents enclos avant de les amener juste devant le public. Le show se termine sous une pluie d’applaudissement et le chien a droit à de nombreuses caresses en guise de remerciement de la part des spectateurs.

Avant de partir, nous repartons voir les koalas qui n’ont pas bougé depuis que nous les avons quitté. En chemin, nous tombons sur un employé du parc qui promène un dingo à la laisse pour l’amener dans son enclos. Je discute avec le soigneur qui m’explique que désormais, il reste très peu de dingos de race pure car au fil des ans, ces derniers ont fait des croisements avec les chiens errants. Les rares encore existants se trouvent à Fraser Island où ils vivent isolés, sans aucune possibilité de rencontrer des chiens. Il me propose par la suite de prendre une photo avec le dingo avant de le ramener à son domicile où il pourra se balader sans besoin d’aucune laisse.

La visite étant déjà terminée, il est temps de repartir sur Brisbane pour ramener le couple de Français avant de rentrer sur la Gold Coast. J’ai passé un excellent moment qui a atteint son paroxysme lors de l’instant câlin et bisou avec O’Malley qui me manque déjà. Encore une belle expérience en Australie !

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