Un peu de culture

Me voilà à présent seul pour découvrir un peu plus Brisbane. Suite à la visite des principaux quartiers de la ville, il me vient, tout à coup, comme une envie de découvrir sa partie culturelle & artistique. Je décide donc de commencer ma visite par le Goma, musée d’art contemporain situé non loin de la grande roue de South Bank. Ce grand édifice à l’architecture moderne & cubiste propose au grand public d’admirer des œuvres d’artistes plus ou moins réputés. N’étant pas un grand amateur de ce genre de musée, vous êtes sûrement étonnés par mon choix. En réalité, si j’ai décidé de venir au Goma, c’est avant tout parce que l’entrée est gratuite. Je dois avouer que si j’avais dû payer, j’aurais réfléchi à 2 fois avant de venir. Je trouve ça plutôt bien de donner la possibilité aux gens de découvrir un univers souvent élitiste, intimidant & étrange. On a tous en tête l’image de pseudo amateurs qui déambulent dans les allées en s’extasiant devant l’audace de l’artiste. Leur imagination est débordante : 3 points rouges sur une toile blanche représentent tout à coup le combat du féminisme dans une société patriarcale & conservatrice. J’en rajoute un peu mais c’est l’idée générale que je me fais de l’art contemporain. Du coup, l’entrée gratuite me donne l’occasion de mettre un pied dans cet univers et ainsi me faire une opinion concrète.

10h00 – Les portes s’ouvrent, c’est parti pour mettre tous mes sens en marchent et découvrir ce que le Goma a à m’offrir. Tout d’abord, j’ai la grande surprise de voir de la porcelaine de Limoges avec le portait de Mme de Pompadour. Je ne pensais pas trouver cela en Australie, qui plus est dans un musée d’art contemporain !

Passons à la suite de la visite, qui ressemble plus à l’idée que je m’étais faite de ce genre de musée. De gros boudins noirs sont suspendus, donnant l’impression de voir des donuts ou des pneus sur des saucisses cocktails. Au loin, un bruit se fait entendre. Intrigué, je me rends directement dans la salle d’où provient le son et je vois des brosses tournoyées sur elles-mêmes. Bien entendu, cela me fait penser au lavage auto des stations-services… Plus tard, j’atterris devant la photo d’un homme à l’air pensif, limite déprimé, s’accrochant à une bouée ayant la forme d’un âne dans une piscine. Le titre de la photo « Bad Dad » ne donne pas trop envie d’avoir des enfants. Pour moi le message de cette photo est : faite des gosses et voilà ce qui va vous arriver. Déprimé, regardant son reflet dans l’eau de la piscine, se demandant comment il est en arrivé là et réfléchissant sûrement au moyen d’abandonner sa famille pour recommencer une nouvelle vie.

Bon, je ne vais pas vous passer en revue toutes les œuvres que j’ai pu admirer sinon nous en avons pour un bon moment. Juste un dernier pour la route. Dans une salle obscure, un mini film est projeté. La scène a lieu dans un restaurant McDonald’s où une personne a eu l’idée d’inonder le fast food tout en filmant. Un peu étrange, je suppose que l’artiste a voulu dénoncer la malbouffe en détruisant son plus grand symbole ! Voilà que je me mets à mon tour à imaginer le message que veut faire passer le réalisateur…

Je reste bien environ 2h avant de quitter ce lieu où je n’ai pas bien compris tout ce qu’il se passait. Certaines œuvres m’ont paru très étranges mais dans l’ensemble j’ai passé un bon moment. Je ne pense pas que l’art contemporain soit fait pour moi mais au moins j’aurais essayé de m’y intéresser. En sortant du musée, je tombe sur la sculpture d’un éléphant, la tête en bas. Au lieu d’avoir les pieds au sol, ce dernier repose sur sa tête et fait le poirier… Je n’ai aucune idée du projet que l’artiste avait imaginé. Sans aucune réponse à mes questions, je pars bronzer au jardin botanique avant de rentrer à mon auberge.

Le lendemain, je décide d’aller au musée des sciences situé à proximité du Goma. En ce moment, une exposition sur les dinosaures s’y déroule. Cette fois-ci, je suis contraint de payer 15$ pour pouvoir entrer. Contrairement à l’art contemporain, cela ne me dérange pas de payer car ce genre d’exposition me correspond plus : concret, nous ne sommes plus dans le subjectif à se triturer le cerveau pour savoir ce que l’artiste a voulu exprimer. Je commence par la partie gratuite du musée où sont exposés des cranes d’animaux, des squelettes de mammifères existants ou disparus…

Puis au bout de 40 minutes, je passe à la partie payante où l’on rentre par une allée, plongée dans l’obscurité avant d’arriver à la salle principale. Des cris de dinosaures se font entendre un peu partout donnant la sensation d’être parti dans la préhistoire, terre où l’Homme n’existait pas encore. Chaque statut, représentant une race différente, s’anime lorsque l’on presse des boutons sur un clavier de contrôle. A côté, un panneau présente les caractéristiques de l’espèce présentée : alimentation, ses principaux prédateurs, taille…

Cette exposition, très intéressante et plutôt ludique, se termine sur l’explication de la disparition des dinosaures, il y a 66 millions d’années lorsqu’une comète de plus de 10km de diamètre, s’écrase sur la Terre (plus précisément sur ce qu’y est maintenant le Mexique). La puissance de l’impact cause de terribles tremblements de terre et d’énormes tsunamis. De plus, sous l’effet de la chaleur, la comète fond ainsi que la roche alentour, envoyant dans les airs et l’espace, vapeur, poussière & roche brûlante. Pour les warriors qui ont survécu, des épreuves encore plus éprouvantes les attendent (je crois que la mort était plus douce pour ceux ayant péri lors du choc de la comète sur la Terre). Durant une décennie, les dinosaures se sont retrouvés dans le noir et le froid total. Ces derniers ont alors commencé à mourir de faim. Sans lumière, les plantes ont disparu et avec elles les herbivores. Par conséquent, les carnivores n’ayant plus de nourriture non plus, se sont éteints progressivement. Néanmoins, les animaux de sang-froid ainsi que ceux se nourrissant d’insectes ont survécu et ont réussi à vivre sur une Terre dépourvu de soleil. Après que la plupart de la vie ait disparu, les champignons et fougères ont commencé à envahir la Terre. Puis les animaux proches de ceux que l’on connait actuellement ont refait surface sur la terre et dans les océans. Voilà en quelques phrases ce que l’on peut retenir de la disparition des dinosaures et le retour de la vie sur la Terre.

Après ma visite très intéressante au musée des sciences, je pars en centre-ville faire une petite balade plutôt agréable. Au coin de certaines rues, je tombe sur des statues et fontaines que je n’avais pas vues lors de ma 1ère visite du CBD et je découvre encore plus Brisbane.

Même si je n’ai pas le temps de m’ennuyer, passer ses journées tout seul commence à me peser. Contrairement au Blue Parrot à Sydney, l’auberge dans laquelle je me trouve n’est pas propice aux rencontres. Les backpackers très souvent en groupe, ne sont pas très ouverts aux nouvelles rencontres et restent seulement quelques jours sur Brisbane avant de reprendre la route. Heureusement, sur la page Facebook des Français à Brisbane, je tombe par hasard sur le post de 2 Françaises souhaitant sortir ce soir et voulant rencontrer de nouvelles personnes. Ni une, ni deux je leur réponds et nous décidons de nous voir le soir même à Fortitude Valley. Dans un des nombreux bars de la rue principale, je fais la connaissance de Mélanie & Laure-Anne, arrivées très récemment en Australie et ayant commencé leur aventure en HelpX, en périphérie de Brisbane.

Je sais déjà quelle question vous allez me poser : qu’est-ce que le HelpX ? Il s’agit d’un principe très simple et assez courant en Australie. Vous travaillez environ 4h par jour pour une famille Australienne et en échange cette dernière vous offre l’hébergement ainsi que la nourriture. Echange de bons procédés, qui permet aux backpackers de se poser quelques semaines à un endroit en économisant les nuits d’hôtels et les repas. Mélanie & Laure-Anne travaillent pour une famille Française vivant en Australie depuis des années dont la mère a besoin d’aide pour préparer son 50ème anniversaire qui paraît-il sera exceptionnel. Nous discutons un peu des raisons qui nous ont poussés à venir en Australie puis nous finissons la soirée au Beat Megaclub.

Ayant bien sympathisé, nous nous revoyons de temps en temps sur Brisbane pour passer des après-midis ensemble. Par leur biais, je fais aussi la rencontre d’Hélène, une Française, fraichement arrivée dans le même HelpX que Mélanie & Laure-Anne. Ça fait quand même du bien de retrouver une vie sociale après plusieurs jours tout seul. Puis, vous verrez dans un prochain article que ces rencontres vont donner un nouveau tournant à la suite de mes aventures sur Brisbane.

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