A la découverte de King Island

Malgré mon quotidien très prenant, entre 2 RDV, j’ai réussi à planifier une visite de l’île durant mon long séjour ici (phrase à prendre bien entendu au 2nd degré). Sue, la dame qui m’héberge, m’a proposé de me montrer l’île afin de voir autre chose que Currie. Bien évidemment, j’accepte avec plaisir car n’ayant pas de moyen de transport, je ne peux me balader en dehors de la ville. Cette proposition me permettra de prendre un peu l’air, d’admirer de beaux paysages et d’oublier quelques heures cet enfer glacial – vous noterez cette belle figure de style, l’oxymore faisant référence à ce que je ressens de vivre ici (l’enfer) et le climat vraiment froid de cette île (j’ai l’impression d’être tous les jours dans un congélateur en maillot de bain). Ahhh la langue Française, c’est tellement poétique même lorsque l’on fait seulement de la prose (big up au Bourgeois Gentilhomme de Molière).

Fermons cette parenthèse enchantée « La magie de la langue Française » que certaines personnes crétines mais haut placées (je ne citerai pas de nom, juste NVB – comprenne qui pourra) souhaiteraient modifier pour simplifier la plus riche & la plus belle des langues du monde !

Où en étais-je ? Oui, la visite de King Island ! Nous proposons aussi à Boris, l’autre backpacker Français qui travaille à l’usine de fromage de se joindre à nous ce qu’il accepte. Le dimanche après-midi arrive, Sue & moi sommes prêts et n’attendons plus que Boris. Ne le voyant pas arriver, je tape à la porte de sa chambre et le vois en train de regarder un film. Il me dit qu’il ne peut pas venir, prétextant avoir oublié un Skype qu’il avait programmé la semaine dernière. Vu la tête que j’ai faite, je pense qu’il a bien vu que je ne croyais pas un mot de ses excuses. Je déteste ce genre de comportement, irrespectueux ! Quand on change d’avis, la moindre des politesses est de prévenir les gens afin qu’ils ne perdent pas de temps à attendre. Nous n’avons pas dû avoir la même éducation… Anyway, je suis plutôt soulagé qu’il ne vienne pas car je dois avouer que je ne l’apprécie pas mais alors pas du tout. J’ai essayé plusieurs fois de discuter avec lui mais j’ai bien compris qu’il préférait qu’on le laisse tranquille.

Du coup, me voilà parti avec Sue, direction plein Nord afin de voir le « célèbre » phare du Cape Wickham. Nous roulons une bonne partie du trajet derrière une voiture qui zigzag. Quand je dis zigzaguer, c’est un euphémisme… En réalité, le conducteur passe son temps à se déplacer de notre voie à celle d’à côté et de se retrouver par la même occasion à contresens. Heureusement, nous ne croisons aucune voiture en face car l’accident pourrait être dramatique. Par contre, il nous est impossible de le doubler, vu les virages qu’il fait sur une ligne droite. Au bout de plusieurs kilomètres nos chemins se séparent à notre grand soulagement. Je suppose que cette étrange personne devait être sous l’effet de l’alcool, de médicaments ou de la drogue, voire les 3, mais ce n’est qu’une hypothèse. Le reste de la route se fait sans encombre malgré les passages de certains wallabies sur la voie rapide. Sue me dit que c’est un véritable problème sur King Island car pas mal d’accidents sont dus à ces marsupiaux au faciès fort sympathique mais sans une once de bon sens… D’ailleurs, les bas-côtés de la route sont parsemés de corps de wallabies écrasés. Quand je dis bas-côtés, il nous est aussi arrivé de nous déplacer sur l’autre voie à cause de cadavres qui n’avaient pas encore été enlevés de la route. Sans blaguer, j’ai arrêté de compter à partir du 10ème wallaby mort que je voyais.

Enfin, nous arrivons au phare qui est effectivement imposant. Placé au sommet d’une colline d’un vert émeraude, il surplombe fièrement l’océan ainsi que les terres de King Island et joue parfaitement son rôle de gardien, protecteur des voies marines. Malheureusement, nous ne pouvons pas entrer car la porte est fermée. Des visites peuvent être organisées mais il faut prévenir à l’avance les pompiers de la ville qui gèrent le phare.

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Après avoir fait quelques photos et contempler l’océan, Sue me demande de la rejoindre sans faire de bruit. Je m’approche et vois alors juste à quelques mètres de nous, un petit wallaby en train de manger de l’herbe. C’est rare de pouvoir les approcher d’aussi près car d’habitude ils prennent la fuite au moindre bruit. Il nous regarde sans bouger et j’en profite pour le prendre en photo tel un mannequin défilant sur un podium. Au bout d’environ 10 minutes, il décide de partir sûrement ennuyé par notre visite incongrue.

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En face de la colline, un parcours de golf a été aménagé juste au-dessus d’une plage jonchée de Kelps. Je dois avouer que c’est vraiment très beau. Par contre, le temps, lui, ne l’est pas. Comme d’habitude il commence à pleuvoir et nous devons nous réfugier dans la voiture pour ne pas se retrouver complètement trempés.

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Sue me propose d’aller à un autre endroit au nom peu flatteur, Disappointment Bay (La Baie de la Déception). A peine sorti de la voiture, j’ai la chance de contempler une plage immense et déserte (un peu normal au vu des températures dignes de l’Antarctique). Je ne comprends pas pourquoi on a donné un tel nom, il n’y a rien de décevant à ce que je vois, au contraire ! Sue me dit que cette plage est très réputée pour le surf, l’été… Si j’étais arrivé à la bonne saison, j’aurais pu profiter de partir avec des surfeurs locaux de Currie pour venir tester les vagues de Disappointment Bay. D’autant plus que même l’été, ce n’est pas bondé. Il doit y avoir environ 5 ou 6 surfeurs à se partager des kilomètres de plage, ça donne envie ! Malheureusement, ça ne m’arrivera pas… Nous marchons un peu sur le sable mais repartons vite vers la voiture à cause du froid, du vent et de la pluie qui refait son apparition.

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Pour finir, nous partons sur Porky’s Beach. Si on essaie de traduire ce nom, ça donne à peu près : la plage grasse comme un porc – ils donnent vraiment des noms ridicules… Encore un très bel endroit et un très bon spot de surf. C’est une grande plage juste à côté de l’usine de fromage de King Island et d’une ferme de vaches. D’ailleurs, dans leur enclos, certaines d’entre elles viennent brouter de l’herbe et profiter de la vue sur l’océan.

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Le soleil étant sur le point de se coucher et la pluie faisant encore une nouvelle fois son come-back, nous repartons vers la maison. Dans la voiture, je remercie Sue d’avoir passé son après-midi à me faire découvrir King Island qui est un bel endroit à visiter pour quelques jours lorsque l’on est un touriste. Par contre à y vivre, c’est une toute autre histoire. Sue m’avoue aussi qu’elle s’ennuie un peu sur l’île et souhaiterait vivre sur Melbourne avec ses enfants & petits-enfants. Elle part régulièrement sur le continent et voudrait d’ici quelques années vendre sa maison et rejoindre sa famille. Si même les seniors ne supportent pas la vie sur l’île, imaginez un adolescent ou un jeune homme comme moi (la pyramide des âges de King Island me situe tout en bas pas loin des enfants et teenagers).

C’était vraiment une très belle journée ! Un beau moment entraînant un autre, la semaine suivante, je reçois un colis de ma mère avec plein de bonnes choses à manger : Foie Gras, Aligot, Smacks Choco Trésor, Granola, Schoko-Bons, Crêpes Bonne Maman et même une nouveauté, des Nutella B-ready (des gaufrettes croustillantes avec du Nutella fondant à l’intérieur) que j’ai adopté dès la 1ère bouchée. Je n’ai qu’une chose à dire MERCI MAMAN !!!

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. vivalaViv dit :

    It looks so green in King Island.., do you miss Sydney?

    Vivienne X

    J'aime

    1. fabienchan13 dit :

      Yes it’s very green but it’s raining every day so that’s the explanation. I miss Sydney and before leaving Australia in December (just for Christmas), I will come back to Sydney. We need to organize a diner with Kate, Jameely & Celine 🙂

      Aimé par 1 personne

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