Un week-end loin de Mareeba

Afin d’oublier notre vie précaire à Mareeba, nous avons décidé Nina & moi de partir tout un week-end sur la côte Nord du Queensland. Après une semaine de travail qui ne change pas tellement des précédentes, nous préparons nos affaires pour une virée à Palm Cove & Port Douglas.

Durant la journée du Samedi, j’essaie de trouver un free camping aux alentours de Palm Cove où nous pourrions nous arrêter pour dormir avant de prendre la route le lendemain pour Port Douglas. Plus de 30 minutes de recherche sur Internet sont nécessaire avant que j’en trouve un dans la ville même de Palm Cove. J’en informe Nina qui est ravie de pouvoir économiser une nuit d’hôtel. Sans plus attendre, nous saluons nos amis en leur expliquant le programme de notre week-end et partons à Palm Cove.

La route se fait sans encombre mise à part la dernière partie du chemin où Nina a le mal des transports. Comme à la neige, nous empruntons une route très sinueuse qui n’est pas des plus agréables. Je suis un peu inquiet pour ma voiture, n’ayant pas envie d’avoir du vomie un peu partout côté passager. Heureusement, nous arrivons à Palm Cove sans aucun dégât à déplorer.

Le temps est assez maussade et nous préférons nous balader au bord de l’eau plutôt que de poser nos serviettes sur le sable. Nous marchons jusqu’à arriver à un ponton où des gens sont en train de pêcher. La vue à cet emplacement est magnifique. Au loin nous voyons quelques bateaux de croisière qui se rendent sûrement sur les îles alentours où les touristes pourront profiter d’une petite balade dans un des coins paradisiaques de l’Australie. Côté terre, nous avons la ville de Palm Cove avec en arrière-plan les montagnes verdoyantes du Queensland.

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La fin d’après-midi approchant, il est temps de chercher notre camping qui est en fait très proche de notre position. En 5 minutes, nous voilà arrivés à l’accueil où nous demandons confirmation à l’hôtesse qu’il s’agit bien d’un camping gratuit comme il est marqué sur le site Internet que j’ai consulté dans la matinée. A ce moment-là, nous la voyons exploser de rire. Elle nous explique que le prix d’une nuit ici est de 20$ et que ce camping n’a jamais été gratuit. De plus, il n’existe aucun lieu gratuit pour dormir dans la région. Le camping sauvage étant strictement interdit, nous pouvons écoper d’une très forte amende si la police nous arrête. Gentiment, elle nous propose un plan B et nous explique qu’un peu plus loin dans la rue, il existe un hôtel pour backpacker qui selon elle n’est pas très chère. Elle nous tend un prospectus de ce backpack et nous incite à les appeler pour savoir s’ils ont de la place et connaître le prix d’une nuit.

En sortant du camping, nous commençons à réfléchir à une solution de replis. Nous réfléchissons aux différentes possibilités qui s’offrent à nous :

  1. Dormir au backpack de Palm Cove
  2. Se faire vraiment plaisir et réserver une nuit dans un très bon hôtel. Cette idée tombe vite à l’eau lorsque nous commençons à regarder les prix qui tournent autour de 100$ la nuit minimum.
  3. Repartir au camping de Mareeba et reprendre la voiture tôt le lendemain pour aller à Port Douglas. Cette idée ne plaît pas du tout à Nina qui n’assume pas le fait de devoir expliquer aux autres la raison de notre retour. Sa réaction épidermique m’a fait rire aux éclats : « Non mais Fabien ce n’est pas possible, on ne peut pas rentrer à Mareeba. Moi je ne peux pas assumer ça, j’aurais trop honte de leur expliquer pourquoi on est là. Tu assumerais toi ? NON, NON, NON, on reste à Palm Cove ! »

La solution 1 est donc retenue et nous appelons sans plus attendre le backpack pour réserver 2 lits dans une chambre de 4 personnes, seule disponibilité pour ce soir. Une fois le problème du logement réglé, nous partons à la chasse au restaurant. Au point où nous en sommes, nous pouvons nous faire un petit plaisir. Nous regardons les cartes à l’entrée de chaque restaurant pour voir ce qu’ils proposent et surtout le niveau de prix. Se faire plaisir oui mais pas à n’importe quel prix. Pour le coup, le choix du restaurant est beaucoup plus facile que le logement. Nous trouvons un petit restaurant en bord de mer pas trop cher et plutôt sympa. Nous nous installons à une table en terrasse et commandons Fish & Chips et Coca Zéro. Cela fait du bien de ne pas avoir à « cuisiner » et de manger autre chose qu’un Macca’s ou qu’une pizza lorsque nous sommes trop fatigués pour nous rendre dans la cuisine commune du camping.

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Une fois le repas terminé, nous partons directement au backpack pour prendre une bonne douche et nous coucher. Nous sommes agréablement surpris : nous avons droit à une belle chambre propre avec climatisation, un vrai lit bien confortable et de petites attentions, une serviette de bain et des savons déposés sur l’oreiller. C’est Noël avant l’heure ! Lorsque l’on vit depuis plusieurs semaines dans un camping, sous des tentes qui prennent l’eau lorsqu’il pleut, je peux vous dire qu’allonger son corps sur un bon gros matelas c’est comme goûter au paradis ! Bien évidemment, notre nuit se passe merveilleusement bien.

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Même si ce backpack est très agréable, le lendemain matin, nous nous levons tôt pour pouvoir profiter de la journée à Port Douglas. A peine le petit-déjeuner terminé, nous reprenons la voiture pour nous rendre dans l’une des principales stations balnéaires de la région. Pour s’y rendre, nous longeons la côte où la vue sur les plages est plutôt sympa. Après 40 minutes de route, nous arrivons en centre-ville et n’avons pas trop de mal pour trouver une place pour se garer alors qu’aujourd’hui c’est le jour du marché. La ville est très mignonne avec une allée centrale où l’on trouve de petites boutiques, pas mal de restaurants et de bars également. Nous faisons un peu de lèche-vitrine mais le shopping n’est pas trop la priorité lorsque tu es backpacker (respect d’un budget plutôt serré & pas assez de place dans la valise). Pour ma part, je dois absolument trouver une pharmacie car j’ai encore des ampoules aux pieds et ne peux plus porter mes nouvelles tongs bon marché… Depuis, hier soir je me balade pieds nus ce qui n’est pas des plus hygiéniques. Une fois l’antiseptique et les Compeed achetés, nous partons en direction du marché lorsque tout à coup nous avons droit à un bel orage. En attendant que la pluie s’arrête, nous trouvons une solution de replis. En face du marché, nous tombons sur une petite boutique de bijoux, parfums, bougies qui fait également coffee shop. Nous commandons 2 milkshakes et bavardons un peu dans l’ambiance cosy du magasin.

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La pluie s’est enfin arrêtée et nous en profitons pour visiter le marché de Port Douglas où comme de partout nous trouvons produits locaux, fruits, légumes mais aussi stand de massage, de voyance et d’astrologie.

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Aux environs de 13h, nous décidons d’aller acheter notre déjeuner au Coles puis de nous rendre à Four Miles Beach pour manger face à la mer et finir cette belle journée malgré un temps capricieux. Four Mile Beach est l’une des plus grandes plages de Port Douglas, encerclée par les collines de la forêt de Daintree. Nous profitons pleinement de ce paysage paradisiaque, d’autant plus qu’il y a très peu de monde. Le seul petit inconvénient est le vent qui n’est pas des plus agréables lorsque l’on mange ainsi que le ciel gris. Après avoir déjeuné, nous marchons sur la plage et discutons de la suite des événements à Mareeba. D’ici quelques semaines, Nina part au Vietnam rejoindre sa sœur pour 15 jours de vacances puis elle reviendra en Australie du côté de Perth pour visiter la région avant de rentrer en France. Elle doit repasser le barreau d’avocat qu’elle a raté l’année passée et ne peut donc pas rester une année de plus en Australie. Je suis assez triste à l’idée de penser à son départ mais pour l’instant je préfère profiter du moment présent.

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Je ne vois pas défiler le temps et au moment où je regarde l’heure sur mon téléphone, je me rends compte que nous devons repartir sur Mareeba. Nous rebroussons chemin pour repartir à la voiture mais nous ne nous rappelons plus du sentier à prendre pour quitter la plage… Nina me fait la morale car elle m’avait prévenu qu’en s’éloignant, nous aurions du mal à retrouver le chemin mais sûr de moi je lui avais dit de ne pas s’inquiéter. Il y avait juste à se rappeler qu’une petite rivière longeait l’entrée sauf que cette dernière est présente devant plusieurs sentiers. Après avoir emprunté différents chemins, nous trouvons enfin le bon et arrivons à la voiture.

Ce week-end a été un véritable bol d’air frais ! Le retour à la réalité va être un peu compliqué, surtout que j’ai encore du chemin à faire avant de parvenir à faire mes 88 jours et avoir ma 2nde année tant convoitée.

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