Le départ d’Aricia

Comme je l’expliquais dans certains de mes articles, la vie d’un backpacker est faite de nombreuses rencontres. On peut s’attacher très rapidement à certaines personnes alors que ça ne serait pas forcément le cas dans nos « vies habituelles ». Mais voilà, en arrivant en Australie, chacun a son projet, ses envies, désirs et donc les au revoirs sont aussi fréquents que les nouvelles rencontres.

J’ai vu beaucoup de personnes partir vers de nouveaux horizons, en Australie/de retour dans leur pays/dans une autre partie du monde. A chaque fois, j’étais content pour eux et reprenais tranquillement ma vie sur Sydney. Cette fois-ci, le départ de mon amie Aricia a été plus difficile que pour les autres.

Aricia, c’est la 1ère personne que j’ai rencontré, avec qui j’ai discuté et lié une amitié en Australie. A mon arrivée au Blue Parrot, je suis monté directement à ma chambre et une personne était en train de dormir dans son lit. J’ai donc évité de faire du bruit mais je crois que plus on veut être discret, plus on est bruyant… Gentiment, Aricia me dit dans un très bon anglais qu’ici c’est ma chambre, que l’on est en journée et que par conséquent je n’ai pas à être gêné surtout si c’est pour m’installer. Dès son 1er mot, avec son accent très prononcé, je comprends tout de suite qu’elle est Française et la remercie en Français 🙂 Voilà comment tout a commencé.

Après plusieurs mois sur Sydney, Aricia, n’ayant plus de travail, décide de changer de ville et de vivre à Melbourne, 2ème plus grande ville d’Australie. Le jour du départ est arrivé et malheureusement je ne peux pas profiter des dernières heures avec elle car je dois aller travailler… Nous nous disons donc au revoir sur la terrasse du Blue Parrot. Après des embrassades chaleureuses et plusieurs photos de nous 2 où je fais l’idiot (comme d’habitude), je pars chez Mulberry, le cœur un peu serré.

20160208_132957_resized

20160208_133000_resized

20160208_132959_resized

Cette sensation est étrange car si cela arrivait en France, je ne serais pas autant touché par le départ d’une amie que j’aurais rencontré quelque mois auparavant. Mais ici, toutes les émotions sont décuplées. Peut-être que nous nous attachons rapidement a des nouveaux amis du fait de l’éloignement avec sa famille et ses amis Français. Je pense que l’Homme – avec un grand H car j’englobe aussi les Femmes bien entendu 😉 – n’est pas fait pour vivre seul et a toujours besoin de s’entourer très rapidement pour éviter la tristesse de la solitude qui peut être pesante. Bien entendu, nous choisissons les personnes avec qui l’ont veut partager « sa vie » et parfois, le caractère de nos amis nous en apprenne beaucoup sur nous. Comme on dit, qui se ressemble, s’assemble. Pour mon cas, les 2 personnes avec qui j’ai lié une amitié forte (Aricia et Fabiola) partage certains traits de caractère : un caractère très fort, de la franchise brute avec un léger manque de diplomatie, si vous faites quelque chose qu’elles n’apprécient pas elles vont vous le dire sans aucun détour, droit au but ! Un grand cœur, elles n’hésitent pas à vous aider et être là en cas de coup de blues, du petit comme du grand. Ah oui et de temps en temps, un peu soupe au lait, on monte dans les tours et on vous gueule dessus mais on en redescend très vite et fait comme s’y rien ne s’était passé. Du coup, je m’interroge sur moi-même et me dis qu’à mon avis, je dois être le même, ce qui ne me déplaît pas, excepté pour le côté enflammé, quoiqu’il y a pire comme trait de caractère « négatif ».

Je me suis un peu éloigné du sujet de mon article, du coup où en étais-je… Ah oui, la séparation tant redoutée avant mon départ pour le travail. On se promet de se revoir, de se donner des news. Je m’en vais pensant que nous nous retrouverons dans quelques mois mais les retrouvailles ont été plus rapides que prévues.

Juste à la fin de mon shift chez Mulberry, je reçois un appel d’Aricia. A l’autre bout du fil, je l’entends avec une voix un peu paniquée. Elle est dans le taxi pour se rendre à la gare où elle doit prendre son train de nuit mais ne peut payer le chauffeur car sa carte de crédit ne marche pas. Elle me demande si elle peut venir me chercher à Martin Place, mon lieu de travail, pour que je puisse payer le taxi puis rentrer ensemble à Kings Cross pour aller à la banque et régler ce problème très étrange. Du coup, ça lui fait rater son train ! Bien entendu, j’accepte et je la vois débarquer juste à la sortie de mon boulot.

Elle ne comprend pas ce qui se passe mais j’ai bien peur d’avoir trouvé son problème. La carte a dû être piratée ! Quelqu’un a dépensé l’argent sur son compte et atteint le plafond. Du coup, sa CB est inutilisable jusqu’à demain. Je lui dis alors de regarder son compte en banque sur son application smartphone et l’on constate bien qu’une bonne partie de son argent a disparu. C’était arrivé à Fabiola quelques mois de cela, une personne avait utilisé sa carte en Thaïlande et avait fait de gros retraits d’argent. C’est embêtant mais pour la rassurer, je lui assure que sa banque va la rembourser par contre ça peut bien prendre 3 semaines avant de récupérer l’argent envolé…

De retour à Kings Cross, elle appelle un ami habitant dans le quartier pour savoir s’il peut l’héberger pour 1 nuit ce qu’il accepte. Je l’aide avec ses bagages qui pèsent 1 tonne et lui propose de dîner avec elle dans un restaurant pour penser à autre chose. Je paierai la note bien évidemment, ça ne me dérange pas. Je rentre à l’hôtel, le temps de prendre une douche, de me préparer, je retrouve Aricia qui m’attend à la réception. Clément passant dans les parages, nous lui proposons de venir avec nous dîner tous ensemble.

Nous partons à la recherche d’un restaurant sur Victoria Street et tombons sur une sorte de brasserie à la Française où nous décidons de nous arrêter, surtout qu’il y a une promotion sur un steak frite ce soir. A l’entrée du restaurant, un serveur nous accueille et Aricia ne peut s’empêcher de nous dire à voix haute mais en Français qu’elle le trouve très charmant et à son goût. Nous nous installons sur la terrasse et commandons tous le steak frite en question (quand on est backpacker, la 1ère chose que l’on fait est de faire attention à tous les bons plans, promotion, entrée gratuite…). Nous devons choisir une sauce et Aricia demande quel est le nom précis du fromage qu’ils utilisent pour leur sauce au bleu. Le serveur dit un nom dont je ne me souviens plus mais en hésitant un peu. Et ce qui devait arriver, arriva… Aricia n’étant pas satisfaite de la réponse, demande au serveur d’aller en cuisine et demander au chef le nom du fromage car l’hésitation du serveur ne l’a pas convaincu. Il revient et lui répond la même chose que quelques secondes auparavant. Puis devant le serveur, elle nous parle en Français pensant qu’il ne comprend rien mais voilà le serveur est aussi Français et comprend tout ce que l’on dit depuis le début. Lorsqu’il nous parle en Français, Aricia toute rouge, gênée, remercie le serveur et lui dit avec une toute petite voix qu’elle prendra la sauce au bleu. Du coup, Clément et moi partons en fou rire tellement la situation est comique ! Nous avons oublié qu’à Sydney, il y a plus de Français que d’Australiens parfois, surtout à Kings Cross 🙂

20160208_213812_resized

20160208_214724_resized

Après avoir bien rigolé, nous finissons le repas tranquillement en discutant de tout et de rien. Je passe le reste de la conversation qui n’est pas des plus intéressantes pour vous mais je peux vous assurer que le sujet était très amusant.

Nous rentrons nous coucher et le lendemain, le départ, le bon cette fois-ci, est arrivé 😦 Mais ce ne sont pas des adieux, c’est juste une séparation de plusieurs semaines. Je pense aller visiter Melbourne avant mon départ en ferme. Pour le moment, je garde ça secrètement car il faut que je prépare ce voyage. Je dirai ma venue à Aricia dans sa nouvelle ville en temps voulu.

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ferrie Mireille dit :

    Magnifique ton texte , tu nous manques merci pour ta carte on te fais de gros bisous , prends soin de toi TATI

    J'aime

    1. fabienchan13 dit :

      Merci c’est gentil. Je suis content que tu suives mon blog et que tu ais reçu ma carte postale !

      J'aime

      1. MireilleFerrie dit :

        Je te suis pas à pas et au moins je réalise un peu mon rêve L AUSTRALiE profite binée plus tes récit et tes photos sont dignes d un pro si tu le permets d ailleurs j aimerai bien en enregistrer certaines gris bisous de nous tous

        J'aime

      2. fabienchan13 dit :

        Oui pas de problème 🙂 Merci

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s