L’Ivy

Jeudi 10 Septembre, 22h30.

Voilà une semaine que je suis arrivé à Sydney ! Même si je n’ai pas encore tout vu, j’ai déjà pu visiter pas mal de lieux : Bondi, une partie du CBD, l’opéra, le Harbour Bridge, le Botanic Garden, l’Aquarium, Newtown…

J’étais sur le point d’aller me coucher lorsqu’un groupe de Français essaie de motiver les gens pour aller à l’Ivy. Il s’agit d’une des plus grandes boîtes de Sydney située dans le CBD, vers Martin Place, pas loin du café Lindt où avait eu lieu un attentat quelques mois de cela…

Quand on me propose de venir, j’hésite car je suis assez fatigué et je n’ai pas tellement envie de bouger de l’auberge. Au moment de refuser l’invitation, une petite voix intérieure me pousse à accepter : « Qu’est-ce que tu fous ! C’est l’occasion de voir un nouveau lieu et en plus de s’amuser avec les autres, tu es obligé d’y aller gars ! » Je leur dit que je les suis mais qu’il faudrait juste que je me change – je pense qu’en bas de jogging, débardeur et tongs ça risque de ne pas passer. Je leur demande un peu le dress code à adopter et ils me disent plutôt classe. Au moment où je vais me changer dans ma chambre, une autre personne me dit qu’elle fait partie du convois : un allemand d’une vingtaine d’année du nom de Florian, avec un fort accent germanique. Je lui avais parlé plus tôt dans la journée. Il vient juste d’arriver en Australie et c’est sa 1ère nuit à l’auberge. Il est donc hyper motivé pour faire connaissance avec d’autres personnes. Il me suit à l’étage car, lui aussi, doit aller se changer même s’il n’avait pas prévu dans ses bagages de backpackers, une tenue appropriée aux sorties en boîte. Je lui dit de mettre une chemise, un jean noir et des chaussures qui ne font pas trop baskets s’il a tout ça bien sûr. Sinon, il essaie de faire du mieux possible et on verra ce qu’on peut faire.

Me voici dans ma chambre et je sais déjà ce que je vais mettre :

  • Mon polo noir, col Mao, the Kooples – Malgré ce que les autres m’ont dit, je refuse de porter une chemise, je déteste ça et en boîte je préfère porter des manches courtes.
  • Un jean slim noir, Cheap Monday, que je retrousse en bas.
  • Des chaussures en toile bleu foncé, Ralph Lauren, que je porte avec des petites socquettes noires invisibles aux yeux des gens (beaucoup mieux que des grandes chaussettes, style allemand en vacances).
  • Vu que le soir il fait assez froid, je porte aussi mon Perfecto gris, The Kooples Sport. Je trouve que ça ne match pas trop avec mon polo mais bon je n’ai que ça et je n’ai pas envie d’attraper froid dehors juste pour avoir une tenue parfaitement adéquate.
  • Je mets également les accessoires restant : bagues, bracelet et montre

En sortant de ma chambre, je vois Florian qui semble être prêt… Il porte un jean assez large, avec un t-shirt qui l’est autant et des baskets. Je lui demande s’il n’a pas des affaires qui sont plus adaptées à la soirée mais il me répond qu’il n’a pas grand chose d’autres. Ce n’est pas grave, vu ce que les Australiens portent, je pense qu’il n’y aura pas trop de problème pour rentrer et au pire s’il se fait pointer devant la boîte, je repartirai avec lui à l’auberge.

Nous descendons et je vois le groupe au complet prêt, composé de :

  • Aricia, ma colocataire
  • 3 autres Français : Laëtitia, Marie-Sophie et Axel
  • Florian, l’Allemand
  • Et moi même bien sûr

23h30, il est tant de décoller, direction le métro Kings Cross pour un arrêt à Martin Place. En attendant le métro, un autre groupe assez bruyant fait son entrée. En quelques secondes, je comprends que ce sont des Français également. On m’avait dit que la communauté Française était importante en Australie mais je ne pensais pas autant ! Ils vont également à l’Ivy et nous faisons donc le chemin ensemble.

En sortant à Martin Place, un groupe nous demande le chemin pour aller à l’Ivy. Ce sont 4 Espagnols composés d’1 fille et 3 gars. La fille a essayé de se la jouer classe mais malheureusement c’est plutôt raté – maquillage trop prononcé, talons trop hauts et mini jupe qu’elle descend sans arrêt pour ne pas que l’on voit sa culotte…

Le groupe s’agrandit encore et je sens que cela commence à gêner certains Français. En effet, il y a beaucoup trop de garçons dont certains ne sont pas très bien habillés et trop peu de filles. Ils décident de ralentir l’allure pour que les autres passent avant nous afin que nous ne nous fassions pas pointer avec eux.

Où est Aricia ? Je ne m’en suis pas rendu compte mais elle est déjà parti en boîte, elle devait en avoir sûrement marre d’attendre pour rentrer. Je me dis que ce n’est pas grave, on la retrouvera à l’intérieur… On arrive donc à l’entrée où 2 vigiles font la sélection. Je remarque que l’autre groupe de Français ainsi que les Espagnols sont déjà passés (bien la peine de faire tout ce cinéma…). Je vois que peu de groupes se font recaler et remarque que sur le peu de monde refusé, il y a une bonne proportion de blacks (c’est peut être juste une coïncidence).

Les vigiles nous demandent à voir nos passeports et nous passons sans problème. Peu après, 2 autres vigiles regardent de nouveau nos pièces d’identité et par la suite 2 personnes passent nos documents dans une machine comme celle que j’avais vu au bar O’Malley’s, sans oublier bien entendu une fouille pour savoir si tu n’as pas de drogues ou objet contondant en ta possession. J’ai l’impression de passer la douane avant de prendre mon vol !

Enfin à l’intérieur ! Nous prenons des escaliers qui vont nous amener à la boîte. Juste avant, nous décidons de nous échanger nos numéros au cas où nous nous perdions car il paraît que c’est très grand. Laëtitia, Florian et moi même n’avons pas terminé que déjà Marie-Sophie et Axel sont rentrés. Nous qui voulions rester ensemble, voilà que nous nous sommes séparés en 3 petits groupes.

Nous rentrons dans la 1ère salle : musique R’n’B, un bar sur ma droite et quelques personnes qui dansent. Bon on va vite passer la pièce d’après. Nous arrivons sur une terrasse où nous commençons à avoir du mal à avancer. En effet, pour accéder à la 2ème salle, il faut prendre des escaliers et ça bouchonne un peu. Il faut dire qu’en bas, la salle est noire de monde, je me demande d’ailleurs comment les gens peuvent danser sans bousculer les autres. Après quelques minutes, nous sommes enfin dans la 2nde salle où un DJ mix Electro & House en mélangeant les sons commerciaux à ceux connus uniquement par les connaisseurs expérimentés.

Il est temps d’essayer de retrouver les autres ! Laëtitia essaie d’appeler Axel puis Marie-Sophie mais sans grand succès. Ils n’arrivent pas à communiquer à cause de la musique trop forte. De mon côté, j’envoie un texto à Aricia pour lui demander où elle est. Elle me répond qu’elle est dans le second bâtiment et qu’elle arrive pour nous rejoindre. Je lui envoie ma géolocalisation et 15 minutes après nous nous retrouvons enfin. Les autres sont toujours introuvables et nous décidons alors de profiter de la soirée au lieu de passer notre temps à chercher les uns et les autres.

Après 30 minutes environ à danser sur du Calvin Harris et autres mix, j’ai bien envie de visiter l’autre partie de l’Ivy ! Cela tombe bien Aricia veut bouger de place. Je propose d’aller au 2nd bâtiment et pour s’y rendre, nous devons prendre des escaliers, situés au fond de la salle. Nous arrivons alors à l’extérieur, face à l’entré du « Ivy Bar ». Au rez-de-chaussé, une petite file d’attente s’est créée. En effet, nous avons besoin de prendre un ascenseur pour pouvoir accéder au rooftop ! Pendant notre attente, je vois Laëtitia hésitant à venir car elle souhaite retrouver les autres. Aricia et moi, décidons de prendre l’ascenseur tandis que Laëtitia et Florian partent à la recherche des autres. Nous sommes une nouvelle fois séparés…

En sortant de l’ascenseur, je réalise que le rooftop est juste amazing ! Entourée de building, la terrasse est éclairée par les lumières d’une grande piscine où tu peux te baigner. Vu la température extérieure et celle de l’eau, seule une fille a réussi à rentrer ! Je ne sais d’ailleurs pas comment elle fait pour ne pas avoir froid mais l’avantage qu’elle a, c’est qu’elle peut danser sans être gênée par les autres.

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Ci-dessous, Aricia et moi même sur le rooftop :

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Au fait, qu’elle heure est-il ? 0h40. Aricia m’avoue qu’elle commence à avoir faim et je me rends compte que moi aussi. Nous nous avançons sur le rooftop et voyons un bar et une pizzeria !!! Nous demandons la carte au barman : Aricia prend une pizza et je demande un mojito fruit de la passion, on verra plus tard pour manger. Malheureusement, le barman m’explique qu’il n’a plus les ingrédients pour faire un mojito, je me rabats donc sur une pizza pepperoni mozzarella à 21$, ce qui n’est quand même pas donné ! Après 30 minutes d’attente, nos pizza sont prêtes et nous nous installons sur une table pour les manger. En ouvrant la boîte, j’ai un mauvais pressentiment. Ma pizza sent une drôle d’odeur comme si la viande était faisandée… Je prends une bouchée et là, c’est le drame ! Immangeable ! J’essaie quand même de manger la moitié mais après plusieurs hauts le cœur, je décide de m’arrêter là. Je me tourne vers Aricia et à voir sa tête, ça n’a pas l’air meilleur…

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Suite à cette déception gustative, nous partons danser et retrouvons tous les autres sur le dancefloor qui est installé juste au-dessus de la piscine. Pendant que nous dansons, je remarque la tenue vestimentaire des gens autour de nous et me rends compte que les Australiens ont beaucoup de boulot à faire niveau vestimentaire, tout est too much :

  • Les hommes sont habillés comme s’ils se rendaient à un mariage, costard-cravate/nœud papillon, tandis que d’autres ont l’air d’aller faire les poubelles avec des vêtements trop amples, dépareillés voire même troués…
  • Les filles ont, quant à elle, confondu classe et vulgarité… Robes raz les fesses trop serrées, talons beaucoup trop hauts (certaines ont même du mal à marcher) et je ne vous parle même pas du maquillage outrancier.

Moi qui avais peur de ne pas être bien habillé, je n’ai aucun complexe quand je vois les autres…

3h00 du matin – la musique s’arrête tout à coup. C’est déjà la fin mais bon je ne suis pas mécontent de rentrer à l’auberge. En sortant du bâtiment, les autres se rendent compte que l’autre partie est toujours ouverte et décident de retourner à l’intérieur. Pour ma part, je préfère partir, rentrer me coucher et Aricia en fait de même. Nous n’avons pas le temps de dire aurevoir aux autres qu’ils sont déjà rentrés à l’intérieur de l’Ivy, j’espère qu’ils ne vont pas essayer de nous chercher lorsqu’ils se rendront compte que l’on n’est plus là.

Après environ 30 minutes de marche où j’ai l’occasion de prendre une photo originale d’une oeuvre d’art constituée de cages d’oiseaux, nous arrivons au Blue Parrot. Je prends en vitesse une douche et me couche aux environs de 4h du matin, épuisé mais heureux de cette soirée.

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6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Mireille ferrie dit :

    Franchement c super bisous

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  2. Mélanie dit :

    Merci pour cette soirée australienne par procuration !
    Ca a l’air top je suis ravie pour toi !
    Bises

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    1. fabienchan13 dit :

      Oui ça se passe plutôt bien pour le moment. Il faut quand même que je trouve un boulot et un appart pour que ce soit parfait !

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